A part le droit des sociétés, c'est le droit fiscal très libéral qui contribue de manière décisive au succès de la principauté du Liechtenstein en tant que place financière.
Dans ce contexte, le privilège réservé aux sociétés domiciliées et les patrimoines fiduciaires stipulé dans l'article 84 du droit fiscal est d'une importance primordiale.
Par « sociétés domiciliées » on entend des sociétés qui ont leur siège statuaire au Liechtenstein, mais qui ne déploient pas des activités sur le territoire national. Les sociétés domiciliées peuvent pourtant entretenir des bureaux ou avoir des employés.
En principe, les sociétés domiciliées de toute forme juridique (c'est-à-dire
société anonyme,
établissement,
fondation etc.) et les patrimoines fiduciaires sont exemptés de tous les impôts sur les biens, sur les acquisitions ou sur les bénéfices. Ils doivent seulement payer un impôt annuel sur le capital de 0,1 % du capital versé, au minimum CHF 1'000.00 par an.
Dans le cas de la fondation, le taux d'imposition se réduit à 0,075% pour un capital de plus de 2 millions de francs suisses et à 0,05% pour un capital de plus de 10 millions de francs suisses.
A part tout cela, il n'existe pas d'autres charges fiscales. Notamment les attributions à des personnes ayant le domicile à l'étranger ne sont généralement pas assujetties à l'impôt dans la principauté du Liechtenstein.
Seules les sociétés avec un capital divisé en quote-parts, comme la société anonyme et la société avec responsabilité limitée, doivent payer un impôt sur les coupons de 4% sur les distributions des dividendes.